Après avoir lutté contre la fermeture de la ligne ferroviaire Givet-Dinant en 1989, les syndicats CGT et FGTB (belge), désormais regroupés au sein du Csir*, rassemblant au total six syndicats français et belges, poursuivent leur combat en faveur de la réouverture de la ligne de 22 km (dont trois seulement situés en France).
Le CSIR avait suivi en tant qu'observateur l'ensemble de l'étude de faisabilité réalisée en 2003 et mettant en avant le potentiel de la portion ferroviaire permettant de relier Namur à Reims.
Il avait également sollicité un rapport complémentaire concluant à la non-concurrence d'un axe de fret majeur, argument récurrent côté belge.
Le 22 octobre dernier, le préfet des Ardennes a reçu les représentants du Csir, présidé par Anne-Marie Dory, et leur a précisé que la partie belge souhaitait une réactualisation de l'étude de 2003, qui prendrait notamment en compte l'arrivée du TGV.
D'ici à la mi-décembre (date du rendu du nouveau dossier), les représentants du Csir iront à la rencontre des autorités belges, poursuivont leur lutte en faveur de la réouverture.
« Pendant les fêtes de Wallonie, Jean-Paul Bachy a pris une position claire en faveur de la réouverture », explique le wallon Jean-Marie Flamey.
« Il y a une volonté côté français », résume Jean-Louis Joffrin, rappelant la position de Nicolas Sarkozy, prêt à financer 50 % du chantier. « Ce qui nous manque, c'est l'accord du gouvernement belge. »
Certes, l'arrivée des écologistes composant la coalition vainqueur des élections de juin en Wallonie est un atout, selon le Csir. Mais à l'échelon fédéral, « ce qui retient la décision politique, c'est le futur coût d'exploitation » selon le Csir.
* Conseil syndical interrégional Charleroi-Namur-Neufchâteau-Champagne-Ardenne.



